Dans la cité de Saké, le centre de santé de référence Saké Afya prend en charge des personnes déplacées ainsi que des habitants de la localité et de ses environs. Dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de population et la précarité, la structure a reçu de nouveaux équipements pour renforcer ses capacités de soins.
Ce don doit notamment permettre d’améliorer la prise en charge des femmes enceintes et les conditions des interventions chirurgicales. L’infirmier titulaire et le médecin traitant du centre, situé dans la zone de santé de Kirotshe, ont salué cet appui dans des déclarations recueillies par la cellule de communication du gouvernorat du Nord-Kivu.
C’est un soulagement pour toute notre équipe et pour la population
, a déclaré l’infirmier titulaire.Selon les responsables du centre, ces équipements devraient améliorer la qualité des soins et réduire la nécessité de transférer certains patients vers Goma.
Trois interventions dans le territoire de Masisi
Le vice-gouverneur inscrit ce don dans un ensemble de trois interventions destinées à améliorer l’offre de soins dans le territoire de Masisi.
À Bweremana, une maternité moderne, dotée d’un bâtiment entièrement équipé, doit permettre de meilleures conditions d’accouchement. L’objectif annoncé est de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle.
À Kirotshe, un service de néonatalogie a été ouvert pour prendre en charge les prématurés et les nouveau-nés présentant des complications. Présentée par les autorités provinciales comme une première dans la zone, cette unité doit renforcer les soins spécialisés destinés aux nourrissons.
À Saké Afya, l’appui porte sur les équipements de la maternité et du bloc opératoire, avec pour objectif de permettre davantage de prises en charge sur place.
Des attentes au-delà de Saké Afya
Des femmes interrogées sur place ont salué un soutien à la santé maternelle et infantile. Les bénéficiaires espèrent que ces équipements permettront de meilleures conditions de soins dans une région éprouvée par les déplacements de population.
L’administration provinciale présente ces interventions comme une contribution à l’amélioration des conditions de vie dans le Masisi, malgré le contexte sécuritaire. Des habitants souhaitent désormais que d’autres structures sanitaires de la zone bénéficient également d’un appui.