Les deux étudiants se rendaient à Kisangani, une ville située à plus de 677 kilomètres de Goma par la route, dans le cadre d’un changement d’établissement universitaire. Une décision qui aurait été soutenue par leur père, aujourd’hui plongé dans le deuil après la mort tragique de ses deux enfants.
Profondément affecté par cette perte, le père des victimes exprime ses regrets et appelle les autres parents à la prudence.
Je regrette d’avoir envoyé mes enfants à Kisangani. Sinon, je n’aurais peut-être pas eu à faire face à une telle tragédie. D’ailleurs, je conseille aux autres parents de laisser leurs enfants poursuivre leurs études ici à Goma. La question de l’éducation sera réglée entre les autorités de Kinshasa et celles d’ici
, a-t-il déclaré.La disparition des deux étudiants suscite une vive émotion au sein de la communauté universitaire de Goma. Leurs camarades se sont réunis au domicile des victimes pour leur rendre hommage et partager la douleur de leurs proches.
Quelques jours avant ce drame, le recteur de l’UNIGOM, le professeur Jean-Baptiste Kakoma Sakatolo, avait déjà lancé un appel aux parents, les exhortant à privilégier la poursuite des études à Goma plutôt que d’exposer leurs enfants aux risques liés à l’insécurité.
J’appelle les parents qui ne l’ont pas encore fait à inscrire leurs enfants ici, à Goma, et ceux dont les enfants y étudient déjà à les laisser poursuivre paisiblement leurs études, au lieu de les exposer à de graves problèmes. L’UNIGOM est une institution qui dispose de tout ce qu’il faut pour assurer leur formation
, avait-il déclaré.Ce drame intervient dans un contexte marqué par la décision des autorités de Kinshasa de fermer plusieurs universités et instituts supérieurs de Goma et de Bukavu, invoquant la situation d’occupation de ces régions.
La mort de ces deux étudiants relance les inquiétudes sur la sécurité des jeunes et les conséquences de la crise sécuritaire sur la poursuite des études dans l’est de la République démocratique du Congo.