*Bukavu/Goma:* Face aux mesures annoncées par Kinshasa concernant les universités fonctionnant dans les territoires libérés, les autorités ont tenu à rassurer les étudiants et le corps académique.
Dans une déclaration, le professeur Dr. Freddy Kaniki, coordonnateur adjoint en charge des questions économiques, financières et de développement de l’AFC/M23, a affirmé que des postes restés vacants car occupés par des agents résidant à Kinshasa ou à l'étranger, tout en continuant à percevoir leur salaire ont été pourvus.
Nous avons été saisis par les universités, nous avons remplacé ces postes vacants
, a-t-il indiqué, estimant que c'est cette décision qui aurait provoqué la réaction de Kinshasa.Concernant les sanctions évoquées, il cite deux mesures:
*1. La coupure des salaires des professeurs:*
Nous avons payé les professeurs. Ils sont là, ils vont continuer à enseigner. La rentrée académique, c'est le 15 octobre
, a-t-il assuré.*2. Le refus d'entérinement des diplômes:* Qualifiant cette mesure de
non-événement
, il affirme qu’ '’aucun diplôme n'aurait été entériné depuis 2021. Les étudiants utilisent des attestations de réussite. Ceux qui vont terminer cette année académique vont continuer à utiliser les attestations comme leurs aînés", a-t-il ajouté.Il annonce par ailleurs qu’une circulaire sur l'employabilité et l'accès aux stages pour les finalistes des promotions 2021 à 2025, sur base de ces attestations a déjà été publiée.
Dénonçant une intox visant à perturber la vie des étudiants et les divers dangers auxquels font face les étudiants qui quittent la zone sous administration de l’AFC/M23, le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a quant à lui appelé ces derniers à ne pas quitter les territoires concernés pour poursuivre leurs études ailleurs.
‘’Nous demandons à la population, à nos étudiants, restez dans le calme. Ne prenez pas des avions ou des risques inutiles en allant de l’autre côté. La solution est là où vous êtes. Ces décisions n'ont aucun effet sur vous’’
Pour l'heure, le ministère de l'ESU à Kinshasa n'a pas encore réagi officiellement à ces déclarations.