Le Secrétaire permanent de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars, Benjamin Mbonimpa, a réuni mercredi à Goma les responsables de la Société nationale d’électricité, SNEL, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au centre des échanges : les coupures de courant, les pertes sur le réseau et les quantités d’énergie qui parviennent réellement aux consommateurs.
La réunion s’est tenue dans un contexte où l’électricité reste au cœur de nombreuses activités à Goma et dans les autres zones desservies. Hôpitaux, centres de santé, écoles, commerces, ateliers, réseaux de téléphonie et services internet dépendent tous d’une alimentation électrique continue.
Devant les responsables de la SNEL, Benjamin Mbonimpa a présenté l’énergie comme l’un des principaux leviers du développement. Il a insisté sur le rôle de l’électricité dans le fonctionnement des services essentiels, mais aussi dans la création de revenus et le développement des activités économiques.
Pour le Secrétaire permanent, les interruptions de courant ne peuvent pas être considérées comme de simples désagréments. Elles ont des conséquences directes sur les entreprises, les ménages et les services publics. Il a notamment relevé qu’une coupure, même de courte durée, peut entraîner des pertes importantes pour les consommateurs comme pour le fournisseur d’électricité.
Les discussions ont ensuite pris une dimension plus technique. Benjamin Mbonimpa a demandé aux responsables de la SNEL de préciser la quantité d’énergie produite, celle injectée sur les lignes et celle qui arrive effectivement dans les zones de consommation.
Selon lui, il est nécessaire de déterminer avec clarté l’origine des difficultés signalées : à la production, sur les lignes de transport ou au niveau de la distribution. Il a évoqué les pertes sur les lignes à haute tension, les pertes par effet Joule, la capacité des transformateurs et le dimensionnement des conducteurs comme autant d’éléments à examiner.
Le Secrétaire permanent a également attiré l’attention sur la multiplication des raccordements. Il a estimé que les branchements au réseau doivent correspondre aux capacités réelles de production et de distribution, afin d’éviter une pression supplémentaire sur une énergie déjà limitée. La fourniture prépayée a aussi été mentionnée parmi les mécanismes pouvant contribuer à limiter les consommations abusives et à mieux suivre l’utilisation de l’électricité.
Benjamin Mbonimpa a salué les compétences des ingénieurs et techniciens de la SNEL. Il les a invités à présenter une lecture précise de la situation, en partant des installations de production jusqu’aux consommateurs, pour permettre d’identifier les causes des coupures et d’envisager des réponses adaptées.
La rencontre entre le Bureau du Secrétariat permanent de l’AFC/M23 et les responsables de la SNEL du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit se poursuivre par l’examen des éléments techniques attendus des différents services concernés. L’enjeu est de mieux comprendre le fonctionnement du réseau et les contraintes qui affectent la fourniture d’électricité dans les deux provinces.