L'Alliance Fleuve Congo-M23 a officialisé la mise en place de son Département de la Justice et des Droits humains, concrétisant ainsi l'annonce faite récemment par le président du M23, Bertrand Bisimwa, lors de sa déclaration d'un séminaire en lien avec Geneva Call.
À cette occasion, il avait indiqué que le mouvement procéderait prochainement à l'installation d'un département chargé de conduire les réformes du secteur de la justice.
Une nouvelle équipe dirigeante
Par une décision signée le 5 août 2026, Me Jean-Philippe Chubaka Mashamba est désigné Chef du Département de la Justice et des Droits humains.
Il sera assisté de deux chefs de département adjoints dont Me Jean-Paul Shyaka, chargé des Réformes judiciaires et Me Emmanuel Mugisa Tibasima, chargé des Droits humains.
La décision est signée par Bertrand Bisimwa et approuvée par le Coordonnateur politique de l'AFC-M23, Corneille Nangaa.
La Commission de relance de la justice passe le relais
La création de ce département marque également une nouvelle étape dans la réforme institutionnelle engagée par l'AFC-M23.
Elle vient suppléer la Commission chargée du lancement et de l'encadrement du processus de relance de la justice, instituée en août 2025 pour préparer les réformes du secteur judiciaire dans les territoires sous administration de l'AFC-M23.
Après avoir conduit ses travaux et remis son rapport final, cette commission cède désormais la place à une structure permanente appelée à assurer la mise en œuvre et le suivi des réformes judiciaires ainsi que des politiques relatives aux droits humains.
La concrétisation d'un engagement annoncé
Cette décision traduit la volonté exprimée par Bertrand Bisimwa de doter l'AFC-M23 d'institutions permanentes capables d'assurer le fonctionnement de la justice et la promotion des droits humains.
Elle constitue également la concrétisation de l'annonce faite lors de son intervention relative au partenariat avec Geneva Call, où il avait annoncé l'installation prochaine du Département de la Justice et des Droits humains.
Renforcer l'accès à la justice
Dans ses motivations, la décision souligne la nécessité de répondre aux besoins des populations en matière d'accès à une justice équitable, de promouvoir le vivre-ensemble, de consolider la réconciliation sociale et de faire de la justice un pilier de la stabilité et du développement dans les territoires concernés.