Les autorités sanitaires de l'AFC ont annoncé une évolution jugée très encourageante dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. Trente jours après le lancement des opérations intensives de surveillance et de prise en charge, le superviseur de la Cellule d'urgence épidémiologique (CEU), le Dr Freddy Kaniki a confirmé que la première vague de l'épidémie est désormais maîtrisée dans les zones administrées par le mouvement.
Selon les chiffres communiqués lors d'un point de presse, près de 400 personnes contacts ont été suivies avec un taux de suivi quotidien supérieur à 98 %. Aucun nouveau cas n'a été détecté parmi les personnes placées sous surveillance, aucun malade n'est actuellement en traitement et aucun contact ne fait encore l'objet d'un suivi actif.
Ces résultats témoignent de l'efficacité des mesures mises en place et marquent la maîtrise de cette première vague de l'épidémie dans les zones sous notre administration
, a déclaré Freddy Kaniki.Une mobilisation collective saluée
Les autorités sanitaires ont rendu hommage aux équipes médicales, aux laboratoires, aux agents de santé communautaires ainsi qu'aux autorités provinciales et locales qui ont participé à la riposte dans des conditions parfois difficiles.
Les partenaires humanitaires et techniques ont également été remerciés pour leur appui logistique et leur accompagnement tout au long des opérations.
Les responsables de la riposte ont particulièrement insisté sur le rôle déterminant de la communication communautaire dans cette réussite.
Grâce aux campagnes de sensibilisation, à l'implication des leaders communautaires et à la lutte contre la désinformation, les populations ont davantage collaboré avec les équipes sanitaires, permettant un signalement précoce des cas suspects et une meilleure adhésion aux mesures de prévention.
La vigilance reste de mise
Malgré ces résultats encourageants, les autorités refusent de parler de fin de l'épidémie.
Elles rappellent que le virus circule toujours dans d'autres régions de l'Est de la République démocratique du Congo et que le risque d'importation de nouveaux cas demeure élevé en raison des mouvements de populations.
Nous avons remporté une bataille, mais la guerre contre Ebola n'est pas terminée
, a résumé le superviseur de la riposte.Dans cette perspective, les dispositifs de surveillance restent pleinement opérationnels, notamment aux points d'entrée, dans les communautés et au sein des équipes d'intervention rapide, prêtes à intervenir en cas de nouvelle alerte.
Une réouverture prochaine des frontières
Interrogé sur les restrictions mises en place durant la période de surveillance, le responsable de la riposte a annoncé que la réouverture des frontières est désormais imminente.
Cette décision intervient après la libération de la dernière cohorte des personnes contacts ayant achevé avec succès leur période de suivi sans enregistrer de nouveaux cas.
Lutter contre les rumeurs
Face aux nombreuses fausses informations qui continuent de circuler, les autorités sanitaires ont lancé un appel à la responsabilité de chacun.
Elles rappellent que la maladie à virus Ebola est bien réelle et qu'elle continue de provoquer des décès.
L'Ebola existe depuis 1976. Il a frappé notre pays à plusieurs reprises et continue de représenter une menace. Plus nous connaissons cette maladie, mieux nous pouvons nous en protéger
, ont insisté les responsables de la riposte.Un message d'espoir et de responsabilité
Les autorités concluent que la maîtrise de cette première vague constitue une étape importante, mais non une victoire définitive.
Elles appellent les populations à maintenir les mesures de vigilance, à signaler rapidement tout cas suspect et à poursuivre la collaboration avec les services de santé afin de préserver les acquis obtenus au cours de cette première phase de la riposte.
Pour les responsables sanitaires, seule une mobilisation permanente des communautés, des autorités et des partenaires permettra d'empêcher une nouvelle propagation du virus dans les zones actuellement stabilisées.