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Goma : le maire fixe le prix de la pomme de terre à 1 000 FC le kilogramme et met en garde les spéculateurs

05/06/2026 Jonathan Mupenda 52 vues
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Le maire de la ville de Goma, Désiré Ngabo Kisuba, a exprimé son mécontentement face à la hausse continue du prix de la pomme de terre sur les marchés de la ville.
Lors d'une rencontre avec les commerçants et producteurs, l'autorité urbaine a dénoncé ce qu'elle considère comme une spéculation injustifiée sur un produit de première nécessité.

Une hausse jugée incompréhensible

Le maire a rappelé qu'il y a quelques années encore, le kilogramme de pommes de terre se vendait entre 300 et 500 francs congolais à Goma, alors même que le dollar américain s'échangeait autour de 3 200 FC.

Pourquoi aujourd'hui, alors que certaines difficultés ont disparu, le prix est monté jusqu'à 1 500 FC le kilogramme ?
, s'est-il interrogé devant les commerçants.

Selon lui, les coûts de transport et de production étaient auparavant fortement affectés par l'insécurité, la présence de multiples barrières et les exactions de groupes armés opérant sur les axes routiers.

L'amélioration de la sécurité évoquée

L'autorité urbaine a estimé que la situation sécuritaire actuelle a considérablement changé par rapport aux années précédentes.
Il a souligné que plusieurs obstacles qui pesaient sur les activités économiques ont été réduits grâce à la stabilisation progressive des zones de production et des axes d'approvisionnement.

Les situations qui justifiaient autrefois l'augmentation des prix ne sont plus les mêmes aujourd'hui
, a-t-il affirmé.

J'ai moi-même produit des pommes de terre


Pour appuyer son argumentation, le maire a indiqué avoir lui-même exercé l'activité agricole.

J'ai produit des pommes de terre, je les ai vendues à 500 FC le kilogramme tout en réalisant un bénéfice
,
a-t-il déclaré, estimant qu'il est donc possible pour les producteurs et commerçants de maintenir des prix accessibles tout en préservant leur rentabilité.

Un aliment de base à préserver

Le maire a rappelé que la pomme de terre constitue l'un des principaux aliments consommés par les habitants de Goma aux côtés des haricots, du fretin et du sombé (Feuilles de manioc).
Pour lui, ce produit ne doit pas devenir un aliment de luxe inaccessible à la majorité de la population.

Il ne faut jamais transformer la pomme de terre en produit de luxe
, a-t-il insisté.

Une nouvelle tarification imposée

Face à la situation économique difficile que traverse actuellement la ville, marquée notamment par les difficultés du système bancaire, les perturbations du trafic aérien, la faible circulation monétaire et les effets des mesures sanitaires liées à Ebola, le maire a annoncé une décision ferme.

Il a fixé à 1 000 francs congolais le prix de référence du kilogramme de pommes de terre sur les marchés de Goma.
Les commerçants disposent d'un délai jusqu'à la fin de la semaine pour écouler leurs stocks aux prix actuels. À partir du lundi suivant, ils devront se conformer à cette tarification.

Que celui qui refuse de vendre à l'ancien prix de 1 000 FC garde sa marchandise
, a averti l'autorité urbaine.

Un appel à la responsabilité économique

À travers cette mesure, la mairie entend protéger le pouvoir d'achat des habitants et lutter contre les pratiques spéculatives qui aggravent les difficultés économiques des ménages.
Le maire a également invité les opérateurs économiques confrontés à des difficultés réelles à saisir les autorités compétentes afin de rechercher ensemble des solutions adaptées plutôt que d'imposer unilatéralement des hausses de prix à la population.

Pour les autorités de Goma, la stabilité des prix des produits de première nécessité demeure un enjeu majeur de cohésion sociale et de protection des consommateurs dans un contexte économique encore fragile.

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