ÉDUCATION

Est de la RDC : l’AFC/M23 encadre la rentrée universitaire du 15 octobre

23/09/2026 Shaby Kazungu 63 vues
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La rentrée académique 2026-2027 est fixée au 15 octobre dans les territoires administrés par l’AFC/M23, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les établissements jugés viables ou moyennement viables pourront reprendre leurs activités, tandis que les autres devront présenter un plan de redressement.

À Goma, la Coordination politique de l’AFC/M23 a publié, le 22 septembre, une note circulaire qui fixe les conditions d’ouverture des établissements d’enseignement supérieur et universitaire pour l’année académique 2026-2027.

Le document, signé par le coordonnateur adjoint chargé notamment de l’Éducation, le professeur Freddy R. Kaniki, établit au 15 octobre la date de la rentrée académique. Il s’adresse aux responsables des universités et instituts supérieurs publics et privés situés dans les territoires concernés.

La première exigence porte sur le contrôle de viabilité mené en 2025. Les établissements qui n’y ont pas été soumis ne sont pas autorisés à organiser des activités académiques sans une autorisation préalable de l’autorité compétente de l’AFC/M23.

Selon la note, seules les institutions déclarées viables ou moyennement viables sont autorisées à fonctionner. Celles classées non viables devront présenter, avant la rentrée, un plan de redressement destiné à corriger les insuffisances constatées. Leur dossier sera examiné individuellement.

Médecine, inscriptions et encadrement

La circulaire soumet les facultés de médecine et les filières des sciences de la santé à une autorisation spéciale. Celle-ci devra être accordée après un avis favorable de la Commission de contrôle de viabilité.

Les établissements sont également invités à respecter leur capacité d’accueil et d’encadrement. La Coordination politique interdit le recrutement d’étudiants au-delà des capacités disponibles.

Pour les étudiants qui souhaitent s’inscrire dans une classe montante, un relevé de notes délivré par l’établissement d’origine sera exigé. Le document devra confirmer la qualification de l’étudiant pour le niveau demandé. Toute inscription effectuée en dehors de cette procédure sera considérée comme nulle.

La note fixe aussi le DEA, le DES ou le master comme qualification minimale pour enseigner dans les institutions d’enseignement supérieur et universitaire.

Attestations numérisées

Autre mesure : les établissements sont invités à numériser les attestations de fin d’études délivrées entre 2021 et 2026. L’objectif est de permettre aux nouveaux diplômés de justifier leur parcours dans leurs démarches de recherche d’emploi ou de stage, alors que certains diplômes n’ont pas encore été délivrés.

Les enseignants du secteur public doivent, eux, respecter leur charge horaire au sein de leur établissement d’attache avant d’intervenir dans le privé. Toute prestation dans une institution privée devra faire l’objet d’une autorisation préalable.

Les établissements sont aussi encouragés à développer des partenariats avec des universités congolaises et étrangères reconnues.

Établissements autorisés

Dans le Nord-Kivu, l’Université de Goma est classée viable parmi les établissements publics. Plusieurs autres institutions, dont l’Institut supérieur des techniques médicales, l’Institut supérieur des techniques appliquées, l’Institut supérieur de commerce et l’Institut supérieur pédagogique de Goma, sont classées moyennement viables.

Dans le Sud-Kivu, l’Université officielle de Bukavu et l’Institut supérieur pédagogique de Bukavu sont déclarés viables. L’Institut supérieur des techniques médicales de Bukavu, l’Institut supérieur de développement rural de Bukavu, l’Institut supérieur de commerce de Bukavu et l’Université de Kaziba sont classés moyennement viables.

Plusieurs établissements privés dans les deux provinces sont également autorisés à fonctionner selon leur classement. D’autres institutions sont considérées comme non viables et devront présenter un plan de redressement pour espérer une autorisation.

Le cas de l’Institut supérieur des techniques de développement de Mulungu reste en cours d’examen. Une décision doit être communiquée avant la rentrée, à l’issue de la procédure.

Une équipe de contrôle est chargée de veiller au respect de ces directives. La Coordination politique de l’AFC/M23 indique que les mesures visent à assurer la reprise des activités dans des conditions propices à l’enseignement, à l’encadrement des étudiants et au fonctionnement des établissements.

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